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ALBUM DU MOIS

JOHN AND JEHN  
John and Jehn  

JOHN AND JEHN
Musiques indie pop rock...indierockopera

Ecoutez la playliste tout en naviguant...

pochette album

ANGUS ET JULIA STONES
Down the way
note

pochette album

SEBASTIEN SCHULLER
Evenfall (2009)
note

pochette album

CHINESE MAN RECORDS
The groove sessions 2
note

pochette album

THE SHAKY HANDS
Lunglight (2008)
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pochette album

MEGAPUSS
Surfing (2008)
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Wildbirds and Peacedrums+Helluvah:à Grenoble au Ciel

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The Good, The Bad And The Queen aux Nuits de Fourvière le 22 juillet 2007 (1ère partie The Servant)
rédigé le 03/08/2007





Arrivés au théatre gallo-romain des Nuits de Fourvière au décor magnifique, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre pour le concert de The Good, The Bad And The Queen...
La première partie sera donnée par The Servant...


Le groupe arrive sur scène...le chanteur, espèce de chewing-gum ambulant aux quelques mots français qui se situent en-dessous de la ceinture , nous sert ses nouveaux titres tirés du dernier album "How to destroy a relationship" et quelques anciennes chansons dont les tubesques "Orchestra" et "Cells". Au final, le live sera agréable, mais rien de surprenant.

Place à The Good, The Bad And The Queen...
Le groupe a sorti son premier album éponyme en janvier 2007.
Ne vous méprenez pas, même si ce nom ne vous dit rien, vous en connaissez certainement les instigateurs: le premier, pilier du groupe, tête pensante de ce projet fou et emprunt de génie est Damon Albarn (Blur, Gorillaz) au chant et au piano; le deuxième, Paul Simonon (ex The Clash) est un bassiste d'expérience, gangster provoquant et charismatique sur scène; le troisième, ancien membre de the Verve, également guitariste de Gorillaz sur le dernier album (Demon Days) est Simon Tong; enfin le quatrième est présenté comme un pionnier de l'afrobeat, batteur de Fella Kuti, le prénommé Tony Allen.
The Good The Bad And The Queen est en un sens un album-concept, puisque les chansons ont toutes pour thème la vie moderne à Londres. Dans une interview, Damon Albarn l'a même décrit comme "un cycle de chansons qui est également une pièce à suspense à propos de Londres".
Enfin il faut savoir que cet album ne prend pas toute son ampleur dès la première écoute et qu'il est préférable de s'y attarder,dans l'ordre des chansons et dans son intégralité...C'est seulement après quelques écoutes qu'on arrive à fondre dans l'atmosphère que Damon Albarn et ses acolytes ont su crée.



Le concert commence, et là c'est la claque! Oublié The Servant!
L'entrée des artistes donne le ton: sortis du brouillard, d'un pas sûr et nonchalent, chacun est vêtu d'un costume noir, coiffé d'un chapeau du style gangster du temps de la prohibition avec la cigarette au coin de la bouche, prêt à dégainer son arme à chaque instant.

Une scène de choix vient de se poser: quatre femmes violonistes, le bassiste, le guitariste, le batteur, un homme au clavier, et Damon Albarn au chant et piano. Derrière, une toile de grande taille: le même genre de dessin qu'on retrouvait dans les clips de Gorillaz, une rue sombre qui vient ajouter un côté mélodramatique à cette scène. On se demande si on va assister à un concert ou à un réglement de compte de gangsters...
Difficile de dépeindre l'ambiance qui s'est produite...
Dès les premières notes, nous sommes scotchés, la musique colle parfaitement au décor avec le premier morceau de l'album "History Song", les morceaux montent en puissance notamment avec l'excellente "The Bunting Song", les mélodies sont envoûtantes ("northern whale","three changes" et "green fields") et Damon Albarn est comme possédé, vit son rôle en nous montrant l'étendue de son génie, ce qui nous transportera le temps du concert à l'époque représentée.
Le tout dépassera bien largement l'idée qu'on s'était faite de l'album...

C'est dans des moments uniques, magiques, comme celui-là qu'on se rend compte que le live prend toute son ampleur, que l'expérience des artistes y est aussi pour une part bien importante et qu'il sera difficile de revoir un spectacle de cette trempe...